Dans le cadre du chapitre d’histoire 4ème : “La IIIe République”

Descriptif :

Dans le journal “Le Matin” du 14 mai 1888, on apprend que la veille, à Orchies, à l’arrivée du train Lille-Valenciennes, quelques cris de : ’A bas Badinguet !’ se sont faits entendre. De même, dans le journal “Le Gaulois” du même jour, on explique que lors du voyage du général Boulanger dans le Nord, à Orchies, on sifflait beaucoup. (source : http://gallica.bnf.fr) Cela en dit long sur les sentiments républicains de nos prédécesseurs.

Mais qui était donc le général Boulanger ? Pourquoi était-il perçu comme une menace pour la République ?

“Georges Boulanger : Général et homme politique français (Rennes 1837-Ixelles,
Belgique, 1891).

Officier aux brillants états de service, il est poussé par Clemenceau
qui voit en lui un rempart pour la République radicale. Ministre de la Guerre
(1886-1887), le général Boulanger pratique une politique de défense républicaine
nationaliste et démagogique qui le rend très populaire. Il devient alors le
« syndic de tous les mécontents », qui comptent sur lui pour obtenir
la révision de la Constitution républicaine.

Mis d’office à la retraite (1888) par le gouvernement inquiet, il est triomphalement élu dans plusieurs départements et à Paris même (27 janvier 1889). Mais ses hésitations devant la prise du pouvoir font le jeu du gouvernement. Traqué par le ministère de l’Intérieur, dépassé par ses troupes, qui l’abandonnent peu à peu, Boulanger s’enfuit en Belgique, où il se suicide sur la tombe de sa maîtresse, Marguerite de Bonnemains.” (source : www.larousse.fr)

Histoire Des Arts : Tout en bas de cette page, vous trouverez un lien vers une analyse d’un tableau sur ce thème.

VOIR EN LIGNE : Etude d’un tableau sur la propagande boulangiste

Extrait du journal “Le Matin” expliquant le mauvais accueil fait à Boulanger par les Orchésiens. Notons que “Badinguet” était le surnom de Napoléon III puis celui de Boulanger. (source : B.N.F.)

Extrait du journal “Le Gaulois” sur les mêmes faits s’étant déroulés le 13 mai 1888. L’accueil fut différent à d’autres endroits : il fut ovationné à Saint-Amand ou à Valenciennes. (source : B.N.F.)